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Actualités touristiques de l'Iran - Pasargades — Encyclopédie indépendante du voyage en Iran

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Actualités touristiques de l'Iran

Actualités touristiques de l’Iran — Pasargades
Hall d’aéroport iranien désert et point d’information abandonné

Tourisme iranien :
une industrie en crise

Une crise sans précédent pour
les professionnels du tourisme

Actualités touristiques de l’Iran

Tourisme iranien :
une industrie en crise

Effondrement des réservations et baisse des visiteurs étrangers.

Aquarelle : mosquée persane aux dômes turquoise et portails de grès, sur papier crème.
Ispahan — dômes turquoise et portails de sable, aquarelle d’édition.
01 · Flux internationaux

Baisse des visiteurs étrangers

8M 6M 4M 2M 0 2019 2020 2021 2022 2023 Pic historique Chute brutale

≈ 7 M de visiteurs au pic (2019) → ≈ 1,7 M en 2023.

02 · Réservations

Taux d’annulation des réservations

85% Annulations 15 % Confirmées
Annulations — 85 % Confirmées — 15 %

Quatre réservations sur cinq sont annulées.

03 · Facteurs de la crise

Trois causes majeures

Instabilité géopolitique

Tensions régionales et sanctions internationales.

Image médiatique

Perception négative et avertissements aux voyageurs.

Impact économique

Perte de devises et chômage dans le secteur.

Tensions, image dégradée et pertes économiques se renforcent mutuellement.

Un secteur vital en attente de stabilité et de réouverture.

Note de lecture : les données de cette infographie sont reprises de la page d’origine, sans vérification indépendante. Le chiffre de 2023 (environ 1,7 million de visiteurs) diffère de celui cité dans l’article de février ci-dessous (environ 6,3 millions). La période et la source du taux d’annulation de 85 % ne sont pas précisées sur la page d’origine.

01 / Économie · Iran

Le secteur touristique iranien est paralysé

Les perturbations d’Internet et l’instabilité économique menacent les ressources humaines.

Article paru le Source : ILNA · Iranian Labour News Agency
Maquette d’un avion de ligne au premier plan, devant les comptoirs et les écrans d’une agence de voyages.
Illustration : une maquette d’avion dans une agence de voyages. Image fournie avec le texte.

Le président de l’Association professionnelle des agences de voyages iraniennes alerte sur une situation critique.

Les chiffres de la crise

Montants exprimés en euros.

50 millions €de pertes estimées en deux mois.Estimation rapportée par Hormatollah Rafiei.
10 millions €de crédits d’urgence demandés, au minimum.Avec un remboursement différé d’un an.

Le président de l’Association professionnelle des bureaux de services de voyage aérien et de tourisme d’Iran a averti que le secteur touristique du pays traverse une crise profonde. Selon lui, après des mois de stagnation, les conséquences de la guerre, de l’instabilité économique et des perturbations d’Internet ont épuisé la capacité de résistance des agences de voyages. Si la situation actuelle se poursuit, une grande partie de la main-d’œuvre spécialisée du secteur risque de disparaître.

Hormatollah Rafiei, dans un entretien avec l’agence ILNA, a évoqué la situation du tourisme dans un contexte de « ni guerre, ni paix ». Il a déclaré que la principale revendication actuelle des professionnels du tourisme concerne l’exonération des charges sociales et fiscales, car alors qu’il n’existe pratiquement plus d’activité économique, les pressions fiscales et sociales continuent.

Des exonérations plutôt qu’un report des cotisations

S’exprimant sur la décision du gouvernement d’accorder un report de six mois des cotisations d’assurance aux acteurs du tourisme, il a insisté :

« Le report des cotisations ne résout pas le problème du tourisme ; nous avons besoin d’une exonération. Les agences de voyages n’ont pratiquement eu aucune activité économique depuis le Nouvel An iranien de l’année dernière. »

Rafiei a critiqué la manière dont les administrations publiques traitent le secteur touristique :

« Dans les périodes les plus difficiles, les commissions fiscales deviennent plus actives et les organismes d’assurance continuent d’envoyer des demandes de paiement, alors que le tourisme est pratiquement à l’arrêt. »

Il a souligné que le gouvernement devait changer sa vision du tourisme, car ce secteur pourrait permettre au pays de revenir rapidement à une situation normale, plus vite que de nombreux autres secteurs économiques.

Selon lui, après chaque crise, le tourisme est le premier secteur capable de relancer l’économie sans nécessiter de lourds investissements publics.

Le président de l’association a également dénoncé l’inefficacité des mesures de soutien annoncées par le gouvernement :

« Jusqu’à présent, aucune des aides dont on a parlé n’est réellement parvenue aux professionnels du tourisme. »

Il a rappelé les revenus générés par le tourisme pour l’État : les voyageurs paient une taxe de sortie du territoire, les touristes étrangers génèrent des recettes fiscales, et une somme supplémentaire de 10 euros est même prélevée auprès des passagers pour l’équipement des aéroports. Pourtant, maintenant que le tourisme traverse une crise, aucune partie de ces revenus n’est utilisée pour soutenir le secteur.

Des crédits d’urgence pour préserver les salariés qualifiés

Rafiei a indiqué que, selon les estimations transmises au ministère du Patrimoine culturel, du Tourisme et de l’Artisanat, l’industrie touristique iranienne aurait subi environ 5 000 milliards de tomans (5 « hamt ») de pertes au cours des deux derniers mois.

Il a demandé l’octroi d’au moins 1 000 milliards de tomans de crédits d’urgence, avec un remboursement différé d’un an, afin que les agences puissent conserver leurs employés spécialisés.

Selon lui, la perte de personnel qualifié est devenue l’une des principales crises du tourisme iranien. De nombreux employés formés dans les agences de voyages, faute de revenus suffisants, se sont tournés vers d’autres métiers comme la coiffure ou d’autres activités sans lien avec leur formation.

Il a ajouté :

« Des années ont été consacrées à former ces employés, mais faute de soutien, le secteur touristique les a perdus. Finalement, le coût de l’assurance chômage retombe également sur l’État. »

Rafiei estime que si le gouvernement avait répondu plus tôt aux demandes des professionnels du tourisme concernant des prêts avec une période de grâce d’un an, une grande partie des ressources humaines du secteur aurait pu être préservée.

Internet, un outil de travail devenu inaccessible

Mais la crise du tourisme ne se limite pas aux problèmes financiers. Le président de l’association des agences de voyages considère les perturbations d’Internet et les restrictions d’accès aux espaces numériques comme l’un des plus grands coups portés au tourisme iranien.

Il a déclaré :

« Internet est l’outil principal du travail des agences de voyages, mais aujourd’hui beaucoup d’entre elles ne peuvent même plus communiquer avec leurs partenaires étrangers ou les compagnies aériennes. »

Il a précisé que les agences n’ont pas besoin de réseaux sociaux particuliers, mais simplement d’un accès stable à un moyen de communication leur permettant de gérer les circuits touristiques, les vols, les relations avec les clients et le remboursement des voyageurs.

Rafiei a critiqué la procédure compliquée pour obtenir un accès Internet destiné aux agences touristiques :

« Pour obtenir Internet, il faut écrire à l’association, puis à la vice-présidence du tourisme, ensuite au ministère du Patrimoine culturel, puis au ministère des Communications, alors que l’accès Internet est indispensable au fonctionnement quotidien des agences. »

Il a décrit la situation actuelle comme une « paralysie du secteur touristique » et affirmé que de nombreuses agences ne peuvent même plus répondre aux clients ou régler leurs comptes avec des entreprises étrangères.

Reconnaître le tourisme comme une industrie stratégique

Le président de l’association a déclaré :

« Tant que le tourisme ne sera pas considéré en Iran comme une industrie stratégique, ses problèmes continueront. »

Comparant le tourisme aux industries pétrolière et pétrochimique, il a expliqué :

« Construire une raffinerie nécessite des milliards de tomans et plusieurs années, alors que le tourisme dispose déjà de ses infrastructures, ne crée pas de pollution environnementale importante et génère rapidement des revenus. »

S’appuyant sur les statistiques mondiales du tourisme, il a rappelé que des pays comme la France, avec environ 90 millions de visiteurs internationaux, et la Turquie, avec environ 60 millions de touristes, ont construit une partie importante de leur économie autour du tourisme. Selon lui, l’Iran n’accorde toujours pas à ce secteur l’importance qu’il mérite.

Il a insisté :

« Le tourisme peut sauver l’économie iranienne, mais tant que le gouvernement et le Parlement considéreront ce secteur comme secondaire et non stratégique, aucun progrès ne sera réalisé. »

En conclusion, Rafiei a demandé une action coordonnée du gouvernement, du ministère du Patrimoine culturel, de l’Organisation de la sécurité sociale, du système bancaire et du Parlement afin d’éviter l’effondrement du tourisme iranien.

Selon lui, si ce secteur n’est pas soutenu aujourd’hui, sa reconstruction à l’avenir coûtera beaucoup plus cher.

À propos de la source

Article paru le 12 mai 2026 sur ilna.ir, le site de l’agence de presse iranienne ILNA (Iranian Labour News Agency), une agence spécialisée notamment dans l’actualité sociale, le travail, l’économie et les questions syndicales.

Mise en page du texte fourni. La date, les citations et les chiffres sont reproduits tels que transmis, sans vérification indépendante. Le lien renvoie à la page d’accueil d’ILNA ; le lien direct de l’article n’a pas été fourni.

02 / Actualités & analyses · Pasargades

Tourisme iranien : une industrie en crise face à l'effondrement des réservations

Une baisse des visiteurs étrangers sans précédent depuis plusieurs décennies.

23 février 2026 Source : Arman Khabar Analyse — Tourisme & économie

Le secteur touristique iranien traverse une période de profonde fragilité. Selon un article publié par le média iranien Arman Khabar le 23 février 2026, les professionnels du voyage décrivent une situation parmi les plus difficiles des dernières décennies, marquée par une chute spectaculaire de l'activité et une perte importante de revenus pour les agences réceptives, les guides et les entreprises spécialisées.

-90%
Baisse de chiffre d'affaires de certaines agences
7,3M
Touristes étrangers accueillis en 2024
1,4Md
Voyageurs internationaux dans le monde en 2024

Une crise sans précédent pour les professionnels du tourisme

L'article estime que certaines agences de voyages auraient enregistré une baisse de chiffre d'affaires pouvant atteindre 90 %, conséquence directe d'une combinaison de facteurs : tensions géopolitiques, dégradation de l'image internationale du pays, restrictions aériennes et affaiblissement de la demande touristique.

Le tourisme international fortement affecté

La principale difficulté concerne le tourisme réceptif, c'est-à-dire l'accueil des visiteurs étrangers. Les avertissements émis par plusieurs gouvernements concernant les déplacements en Iran ont contribué à une baisse des réservations internationales. Les professionnels du secteur rapportent également une réduction importante des vols internationaux et des annulations de circuits organisés.

Cette situation touche particulièrement les marchés européens et asiatiques qui constituaient historiquement une clientèle importante pour les circuits culturels iraniens. Certains tour-opérateurs étrangers auraient réorienté leurs programmes vers d'autres destinations régionales, accentuant la perte de compétitivité de l'Iran sur le marché mondial du voyage.

Le tourisme intérieur également en recul

La crise ne concerne pas uniquement les visiteurs étrangers. Selon l'article d'Arman Khabar, l'augmentation du coût de la vie, l'inflation et l'incertitude économique ont entraîné une diminution des voyages domestiques.

Plusieurs destinations touristiques iraniennes auraient enregistré une baisse significative des réservations hôtelières, notamment durant la période stratégique des vacances de Norouz. Cette contraction affecte directement les hôtels, les restaurants, les transports touristiques et les prestataires locaux.

Des conséquences sociales et économiques importantes

Le ralentissement prolongé du secteur entraîne des conséquences sur l'emploi. Les professionnels interrogés évoquent une diminution du nombre de guides touristiques en activité, certains ayant quitté le métier ou choisi l'émigration.

Les entreprises spécialisées dans la restauration du patrimoine sont également menacées, car une partie des revenus générés par le tourisme contribue traditionnellement à l'entretien des monuments historiques et des sites culturels.

Un patrimoine fragilisé

Selon l'article d'Arman Khabar, l'Iran compterait près d'un million de sites historiques recensés et plus de 43 000 monuments inscrits au patrimoine national — des chiffres avancés par l'article, non recoupés ici avec une source indépendante. À cela s'ajoutent 29 sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, un chiffre confirmé de manière indépendante. L'Iran dispose donc d'un potentiel culturel majeur, que la baisse durable des recettes touristiques pourrait fragiliser dans sa conservation.

29
Sites classés au patrimoine mondial UNESCO (chiffre vérifié, 2025)

Un contraste avec la dynamique mondiale du tourisme

La crise iranienne intervient alors que le tourisme international connaît une reprise générale. Selon ONU Tourisme, les arrivées touristiques internationales ont atteint environ 1,4 milliard de voyageurs en 2024, retrouvant presque les niveaux d'avant la pandémie.

Reprise mondiale du secteur

Les données internationales montrent également que l'Asie, l'Europe et le Moyen-Orient participent largement à cette reprise mondiale, tandis que certains pays bénéficient d'une forte croissance touristique grâce à leur stabilité et leur accessibilité. Dans ce contexte, l'Iran peine à tirer profit de ses atouts culturels, historiques et naturels.

Des objectifs touristiques désormais difficiles à atteindre

L'Iran avait fixé des objectifs ambitieux de développement touristique dans ses plans stratégiques nationaux, notamment l'accueil de millions de visiteurs étrangers supplémentaires et une augmentation importante des recettes en devises.

Les chiffres officiels indiquent cependant une progression limitée : l'Iran aurait accueilli environ 6,3 millions de touristes étrangers en 2023 et environ 7,3 millions en 2024 selon des responsables iraniens, une hausse qui reste éloignée des ambitions annoncées.

Conclusion : une relance conditionnée par la stabilité et l'image internationale

La crise actuelle du tourisme iranien ne semble pas liée à un seul événement, mais à l'accumulation de facteurs économiques, politiques et diplomatiques. Les professionnels du secteur considèrent que la reprise nécessitera une amélioration de la sécurité perçue, une meilleure connectivité aérienne, une restauration de la confiance des voyageurs étrangers et une stratégie internationale de promotion de la destination.

Malgré ses richesses exceptionnelles — patrimoine perse, sites archéologiques, paysages naturels et diversité culturelle — l'Iran reste aujourd'hui confronté au défi majeur de redevenir une destination attractive dans un marché touristique mondial très concurrentiel.

Sources

  • Arman Khabar (آرمان خبر) — article original : « گردشگری ایران در آستانه خاموشی کامل؛ سقوط درآمد تا ۹۰ درصد و حذف ایران از نقشه سفر جهانی » (« Le tourisme iranien au bord de l'extinction : chute des revenus jusqu'à 90 % et disparition de l'Iran de la carte mondiale du voyage »), publié le 23 février 2026.
  • ONU Tourisme (UN Tourism) — World Tourism Barometer / International Tourism Highlights 2025 : données sur la reprise du tourisme international.
  • Déclarations officielles iraniennes relayées par Iran Mirror — statistiques d'arrivées touristiques étrangères en Iran.
  • UNESCO / Wikipédia — vérification indépendante du nombre de sites iraniens inscrits au patrimoine mondial (29 sites en 2025).

Note : les chiffres relatifs au nombre de sites historiques recensés et de monuments inscrits au patrimoine national sont ceux avancés par l'article Arman Khabar ; ils n'ont pas pu être recoupés avec une source indépendante et sont à considérer avec la prudence habituelle pour ce type de statistique.

Malgré ce contexte, notre équipe reste à votre écoute pour construire, avec prudence et expertise, votre projet de voyage en Iran.

Consulter un spécialiste
Actualités touristiques de l’Iran — Pasargades

Actualités touristiques de l’Iran

Tourisme iranien :
une industrie en crise

Effondrement des réservations et baisse des visiteurs étrangers.

Aquarelle : mosquée persane aux dômes turquoise et portails de grès, sur papier crème.
Ispahan — dômes turquoise et portails de sable, aquarelle d’édition.
01 · Flux internationaux

Baisse des visiteurs étrangers

8M 6M 4M 2M 0 2019 2020 2021 2022 2023 Pic historique Chute brutale

≈ 7 M de visiteurs au pic (2019) → ≈ 1,7 M en 2023.

02 · Réservations

Taux d’annulation des réservations

85% Annulations 15 % Confirmées
Annulations — 85 % Confirmées — 15 %

Quatre réservations sur cinq sont annulées.

03 · Facteurs de la crise

Trois causes majeures

Instabilité géopolitique

Tensions régionales et sanctions internationales.

Image médiatique

Perception négative et avertissements aux voyageurs.

Impact économique

Perte de devises et chômage dans le secteur.

Tensions, image dégradée et pertes économiques se renforcent mutuellement.

Un secteur vital en attente de stabilité et de réouverture.

Note de lecture : les données de cette infographie sont reprises de la page d’origine, sans vérification indépendante. Le chiffre de 2023 (environ 1,7 million de visiteurs) diffère de celui cité dans l’article de février ci-dessous (environ 6,3 millions). La période et la source du taux d’annulation de 85 % ne sont pas précisées sur la page d’origine.

01 / Économie · Iran

Le secteur touristique iranien est paralysé

Les perturbations d’Internet et l’instabilité économique menacent les ressources humaines.

Article paru le Source : ILNA · Iranian Labour News Agency
Maquette d’un avion de ligne au premier plan, devant les comptoirs et les écrans d’une agence de voyages.
Illustration : une maquette d’avion dans une agence de voyages. Image fournie avec le texte.

Le président de l’Association professionnelle des agences de voyages iraniennes alerte sur une situation critique.

Les chiffres de la crise

Montants exprimés en euros.

50 millions €de pertes estimées en deux mois.Estimation rapportée par Hormatollah Rafiei.
10 millions €de crédits d’urgence demandés, au minimum.Avec un remboursement différé d’un an.

Le président de l’Association professionnelle des bureaux de services de voyage aérien et de tourisme d’Iran a averti que le secteur touristique du pays traverse une crise profonde. Selon lui, après des mois de stagnation, les conséquences de la guerre, de l’instabilité économique et des perturbations d’Internet ont épuisé la capacité de résistance des agences de voyages. Si la situation actuelle se poursuit, une grande partie de la main-d’œuvre spécialisée du secteur risque de disparaître.

Hormatollah Rafiei, dans un entretien avec l’agence ILNA, a évoqué la situation du tourisme dans un contexte de « ni guerre, ni paix ». Il a déclaré que la principale revendication actuelle des professionnels du tourisme concerne l’exonération des charges sociales et fiscales, car alors qu’il n’existe pratiquement plus d’activité économique, les pressions fiscales et sociales continuent.

Des exonérations plutôt qu’un report des cotisations

S’exprimant sur la décision du gouvernement d’accorder un report de six mois des cotisations d’assurance aux acteurs du tourisme, il a insisté :

« Le report des cotisations ne résout pas le problème du tourisme ; nous avons besoin d’une exonération. Les agences de voyages n’ont pratiquement eu aucune activité économique depuis le Nouvel An iranien de l’année dernière. »

Rafiei a critiqué la manière dont les administrations publiques traitent le secteur touristique :

« Dans les périodes les plus difficiles, les commissions fiscales deviennent plus actives et les organismes d’assurance continuent d’envoyer des demandes de paiement, alors que le tourisme est pratiquement à l’arrêt. »

Il a souligné que le gouvernement devait changer sa vision du tourisme, car ce secteur pourrait permettre au pays de revenir rapidement à une situation normale, plus vite que de nombreux autres secteurs économiques.

Selon lui, après chaque crise, le tourisme est le premier secteur capable de relancer l’économie sans nécessiter de lourds investissements publics.

Le président de l’association a également dénoncé l’inefficacité des mesures de soutien annoncées par le gouvernement :

« Jusqu’à présent, aucune des aides dont on a parlé n’est réellement parvenue aux professionnels du tourisme. »

Il a rappelé les revenus générés par le tourisme pour l’État : les voyageurs paient une taxe de sortie du territoire, les touristes étrangers génèrent des recettes fiscales, et une somme supplémentaire de 10 euros est même prélevée auprès des passagers pour l’équipement des aéroports. Pourtant, maintenant que le tourisme traverse une crise, aucune partie de ces revenus n’est utilisée pour soutenir le secteur.

Des crédits d’urgence pour préserver les salariés qualifiés

Rafiei a indiqué que, selon les estimations transmises au ministère du Patrimoine culturel, du Tourisme et de l’Artisanat, l’industrie touristique iranienne aurait subi environ 5 000 milliards de tomans (5 « hamt ») de pertes au cours des deux derniers mois.

Il a demandé l’octroi d’au moins 1 000 milliards de tomans de crédits d’urgence, avec un remboursement différé d’un an, afin que les agences puissent conserver leurs employés spécialisés.

Selon lui, la perte de personnel qualifié est devenue l’une des principales crises du tourisme iranien. De nombreux employés formés dans les agences de voyages, faute de revenus suffisants, se sont tournés vers d’autres métiers comme la coiffure ou d’autres activités sans lien avec leur formation.

Il a ajouté :

« Des années ont été consacrées à former ces employés, mais faute de soutien, le secteur touristique les a perdus. Finalement, le coût de l’assurance chômage retombe également sur l’État. »

Rafiei estime que si le gouvernement avait répondu plus tôt aux demandes des professionnels du tourisme concernant des prêts avec une période de grâce d’un an, une grande partie des ressources humaines du secteur aurait pu être préservée.

Internet, un outil de travail devenu inaccessible

Mais la crise du tourisme ne se limite pas aux problèmes financiers. Le président de l’association des agences de voyages considère les perturbations d’Internet et les restrictions d’accès aux espaces numériques comme l’un des plus grands coups portés au tourisme iranien.

Il a déclaré :

« Internet est l’outil principal du travail des agences de voyages, mais aujourd’hui beaucoup d’entre elles ne peuvent même plus communiquer avec leurs partenaires étrangers ou les compagnies aériennes. »

Il a précisé que les agences n’ont pas besoin de réseaux sociaux particuliers, mais simplement d’un accès stable à un moyen de communication leur permettant de gérer les circuits touristiques, les vols, les relations avec les clients et le remboursement des voyageurs.

Rafiei a critiqué la procédure compliquée pour obtenir un accès Internet destiné aux agences touristiques :

« Pour obtenir Internet, il faut écrire à l’association, puis à la vice-présidence du tourisme, ensuite au ministère du Patrimoine culturel, puis au ministère des Communications, alors que l’accès Internet est indispensable au fonctionnement quotidien des agences. »

Il a décrit la situation actuelle comme une « paralysie du secteur touristique » et affirmé que de nombreuses agences ne peuvent même plus répondre aux clients ou régler leurs comptes avec des entreprises étrangères.

Reconnaître le tourisme comme une industrie stratégique

Le président de l’association a déclaré :

« Tant que le tourisme ne sera pas considéré en Iran comme une industrie stratégique, ses problèmes continueront. »

Comparant le tourisme aux industries pétrolière et pétrochimique, il a expliqué :

« Construire une raffinerie nécessite des milliards de tomans et plusieurs années, alors que le tourisme dispose déjà de ses infrastructures, ne crée pas de pollution environnementale importante et génère rapidement des revenus. »

S’appuyant sur les statistiques mondiales du tourisme, il a rappelé que des pays comme la France, avec environ 90 millions de visiteurs internationaux, et la Turquie, avec environ 60 millions de touristes, ont construit une partie importante de leur économie autour du tourisme. Selon lui, l’Iran n’accorde toujours pas à ce secteur l’importance qu’il mérite.

Il a insisté :

« Le tourisme peut sauver l’économie iranienne, mais tant que le gouvernement et le Parlement considéreront ce secteur comme secondaire et non stratégique, aucun progrès ne sera réalisé. »

En conclusion, Rafiei a demandé une action coordonnée du gouvernement, du ministère du Patrimoine culturel, de l’Organisation de la sécurité sociale, du système bancaire et du Parlement afin d’éviter l’effondrement du tourisme iranien.

Selon lui, si ce secteur n’est pas soutenu aujourd’hui, sa reconstruction à l’avenir coûtera beaucoup plus cher.

À propos de la source

Article paru le 12 mai 2026 sur ilna.ir, le site de l’agence de presse iranienne ILNA (Iranian Labour News Agency), une agence spécialisée notamment dans l’actualité sociale, le travail, l’économie et les questions syndicales.

Mise en page du texte fourni. La date, les citations et les chiffres sont reproduits tels que transmis, sans vérification indépendante. Le lien renvoie à la page d’accueil d’ILNA ; le lien direct de l’article n’a pas été fourni.

02 / Actualités & analyses · Pasargades

Tourisme iranien : une industrie en crise face à l'effondrement des réservations

Une baisse des visiteurs étrangers sans précédent depuis plusieurs décennies.

23 février 2026 Source : Arman Khabar Analyse — Tourisme & économie

Le secteur touristique iranien traverse une période de profonde fragilité. Selon un article publié par le média iranien Arman Khabar le 23 février 2026, les professionnels du voyage décrivent une situation parmi les plus difficiles des dernières décennies, marquée par une chute spectaculaire de l'activité et une perte importante de revenus pour les agences réceptives, les guides et les entreprises spécialisées.

-90%
Baisse de chiffre d'affaires de certaines agences
7,3M
Touristes étrangers accueillis en 2024
1,4Md
Voyageurs internationaux dans le monde en 2024

Une crise sans précédent pour les professionnels du tourisme

L'article estime que certaines agences de voyages auraient enregistré une baisse de chiffre d'affaires pouvant atteindre 90 %, conséquence directe d'une combinaison de facteurs : tensions géopolitiques, dégradation de l'image internationale du pays, restrictions aériennes et affaiblissement de la demande touristique.

Le tourisme international fortement affecté

La principale difficulté concerne le tourisme réceptif, c'est-à-dire l'accueil des visiteurs étrangers. Les avertissements émis par plusieurs gouvernements concernant les déplacements en Iran ont contribué à une baisse des réservations internationales. Les professionnels du secteur rapportent également une réduction importante des vols internationaux et des annulations de circuits organisés.

Cette situation touche particulièrement les marchés européens et asiatiques qui constituaient historiquement une clientèle importante pour les circuits culturels iraniens. Certains tour-opérateurs étrangers auraient réorienté leurs programmes vers d'autres destinations régionales, accentuant la perte de compétitivité de l'Iran sur le marché mondial du voyage.

Le tourisme intérieur également en recul

La crise ne concerne pas uniquement les visiteurs étrangers. Selon l'article d'Arman Khabar, l'augmentation du coût de la vie, l'inflation et l'incertitude économique ont entraîné une diminution des voyages domestiques.

Plusieurs destinations touristiques iraniennes auraient enregistré une baisse significative des réservations hôtelières, notamment durant la période stratégique des vacances de Norouz. Cette contraction affecte directement les hôtels, les restaurants, les transports touristiques et les prestataires locaux.

Des conséquences sociales et économiques importantes

Le ralentissement prolongé du secteur entraîne des conséquences sur l'emploi. Les professionnels interrogés évoquent une diminution du nombre de guides touristiques en activité, certains ayant quitté le métier ou choisi l'émigration.

Les entreprises spécialisées dans la restauration du patrimoine sont également menacées, car une partie des revenus générés par le tourisme contribue traditionnellement à l'entretien des monuments historiques et des sites culturels.

Un patrimoine fragilisé

Selon l'article d'Arman Khabar, l'Iran compterait près d'un million de sites historiques recensés et plus de 43 000 monuments inscrits au patrimoine national — des chiffres avancés par l'article, non recoupés ici avec une source indépendante. À cela s'ajoutent 29 sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, un chiffre confirmé de manière indépendante. L'Iran dispose donc d'un potentiel culturel majeur, que la baisse durable des recettes touristiques pourrait fragiliser dans sa conservation.

29
Sites classés au patrimoine mondial UNESCO (chiffre vérifié, 2025)

Un contraste avec la dynamique mondiale du tourisme

La crise iranienne intervient alors que le tourisme international connaît une reprise générale. Selon ONU Tourisme, les arrivées touristiques internationales ont atteint environ 1,4 milliard de voyageurs en 2024, retrouvant presque les niveaux d'avant la pandémie.

Reprise mondiale du secteur

Les données internationales montrent également que l'Asie, l'Europe et le Moyen-Orient participent largement à cette reprise mondiale, tandis que certains pays bénéficient d'une forte croissance touristique grâce à leur stabilité et leur accessibilité. Dans ce contexte, l'Iran peine à tirer profit de ses atouts culturels, historiques et naturels.

Des objectifs touristiques désormais difficiles à atteindre

L'Iran avait fixé des objectifs ambitieux de développement touristique dans ses plans stratégiques nationaux, notamment l'accueil de millions de visiteurs étrangers supplémentaires et une augmentation importante des recettes en devises.

Les chiffres officiels indiquent cependant une progression limitée : l'Iran aurait accueilli environ 6,3 millions de touristes étrangers en 2023 et environ 7,3 millions en 2024 selon des responsables iraniens, une hausse qui reste éloignée des ambitions annoncées.

Conclusion : une relance conditionnée par la stabilité et l'image internationale

La crise actuelle du tourisme iranien ne semble pas liée à un seul événement, mais à l'accumulation de facteurs économiques, politiques et diplomatiques. Les professionnels du secteur considèrent que la reprise nécessitera une amélioration de la sécurité perçue, une meilleure connectivité aérienne, une restauration de la confiance des voyageurs étrangers et une stratégie internationale de promotion de la destination.

Malgré ses richesses exceptionnelles — patrimoine perse, sites archéologiques, paysages naturels et diversité culturelle — l'Iran reste aujourd'hui confronté au défi majeur de redevenir une destination attractive dans un marché touristique mondial très concurrentiel.

Sources

  • Arman Khabar (آرمان خبر) — article original : « گردشگری ایران در آستانه خاموشی کامل؛ سقوط درآمد تا ۹۰ درصد و حذف ایران از نقشه سفر جهانی » (« Le tourisme iranien au bord de l'extinction : chute des revenus jusqu'à 90 % et disparition de l'Iran de la carte mondiale du voyage »), publié le 23 février 2026.
  • ONU Tourisme (UN Tourism) — World Tourism Barometer / International Tourism Highlights 2025 : données sur la reprise du tourisme international.
  • Déclarations officielles iraniennes relayées par Iran Mirror — statistiques d'arrivées touristiques étrangères en Iran.
  • UNESCO / Wikipédia — vérification indépendante du nombre de sites iraniens inscrits au patrimoine mondial (29 sites en 2025).

Note : les chiffres relatifs au nombre de sites historiques recensés et de monuments inscrits au patrimoine national sont ceux avancés par l'article Arman Khabar ; ils n'ont pas pu être recoupés avec une source indépendante et sont à considérer avec la prudence habituelle pour ce type de statistique.

Malgré ce contexte, notre équipe reste à votre écoute pour construire, avec prudence et expertise, votre projet de voyage en Iran.

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