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Géographie - Pasargades — Encyclopédie indépendante du voyage en Iran

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Géographie de l'Iran, montagnes et plateau

Encyclopédie du voyage en Iran

Géographie

Un plateau montagneux entre trois continents, façonné par les collisions tectoniques

L'Iran se compose du plateau iranien, à l'exception des côtes de la mer Caspienne et du Khouzestan. C'est l'un des pays les plus montagneux du monde : son paysage est dominé par des chaînes escarpées — Zagros, Elbourz, Caucase — qui séparent divers bassins et plateaux, dont l'Elbourz abrite le mont Damavand, point culminant de l'Iran et plus haut sommet d'Asie à l'ouest de l'Hindou Kouch.

L'Iran est un pays montagneux et partiellement désertique d'une superficie de 1 648 195 km², classé 18e pays du monde par la superficie — soit environ trois fois la France ou un sixième du Canada. Situé au sud-ouest de l'Asie, entre l'Irak et la Turquie à l'ouest, l'Afghanistan et le Pakistan à l'est, le pays dispose de deux façades maritimes : la mer Caspienne et le Caucase au nord, le golfe Persique et le golfe d'Oman au sud.

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Une position stratégique entre trois continents

Au nord, l'Iran partage ses frontières avec l'Arménie (35 km), l'Azerbaïdjan (611 km) et le Turkménistan (992 km), et dispose de 740 km de côtes sur la mer Caspienne. À l'ouest, les frontières sont partagées avec la Turquie au nord-ouest et l'Irak au sud-ouest, jusqu'au Chatt-el-Arab (Arvand Roud en persan). Le golfe Persique et le golfe d'Oman forment l'intégralité de la limite méridionale, sur 1 770 km. À l'est se trouvent l'Afghanistan au nord et le Pakistan au sud.

La distance entre l'Azerbaïdjan au nord-ouest et le Sistan-et-Baloutchistan au sud-est atteint environ 2 330 km. L'Iran entretient par ailleurs un contentieux avec les Émirats arabes unis depuis les années 1970 concernant les îles Tunbs et Abu Moussa, occupées militairement par l'Iran.

Carte des provinces d'Iran 02

Superficie et frontières : les chiffres clés

Repères géographiques de l'Iran
Superficie totale1 648 000 km² (terre : 1 636 000 km² / eau : 12 000 km²)
Extension maximaleEst-Ouest 1 700 km / Nord-Sud 1 400 km
Frontières terrestres5 440 km au total
Littoral2 440 km (golfe Persique/Oman ≈ 1 700 km, mer Caspienne 740 km)
Point le plus basMer Caspienne, -28 m
Point culminantMont Damavand, 5 604-5 671 m

Les 31 provinces iraniennes sont chacune gouvernées depuis une ville centrale, généralement la plus grande ville de la province.

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Topographie : montagnes et bassins

L'Iran est constitué de chaînes montagneuses découpées entourant de hauts bassins intérieurs. La chaîne principale, celle des monts Zagros, forme une série de crêtes entrecoupées de plaines coupant le pays du nord-ouest au sud-est, avec de nombreux sommets dépassant 3 000 m et au moins cinq sommets de plus de 4 000 m dans sa partie centrale. Surplombant la mer Caspienne au nord se dresse la chaîne plus étroite des monts Elbourz, dont le sommet volcanique du Damavand (5 600 m) constitue non seulement le point culminant d'Iran, mais aussi la plus haute montagne eurasiatique à l'ouest de l'Hindou Kouch.

La partie occidentale du pays, la plus peuplée, est aussi la plus montagneuse. Jusqu'au XXe siècle et la construction des grandes routes et voies ferrées à travers ces chaînes, les bassins qu'elles entourent restaient relativement isolés les uns des autres : une grande ville dominait généralement chaque bassin, entretenant des relations économiques complexes avec les villages de sa périphérie. Dans les hauteurs, des groupes tribaux pratiquaient la transhumance, déplaçant leurs troupeaux entre pâturages d'été et d'hiver.

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Le plateau central et les déserts salés

Le centre de l'Iran est constitué de plusieurs bassins fermés endoréiques, collectivement appelés « Plateau central ». Son altitude moyenne avoisine 900 m, bien que certains sommets qui le surplombent dépassent 3 000 m. Sa partie orientale est couverte par deux déserts salés, le Dasht-e Kavir et le Dasht-e Lut — en dehors de rares oasis, ces déserts sont inhabités.

Le plateau central est bordé à l'est par le bassin endoréique du Sistan, principalement situé en Afghanistan, dont le point le plus déprimé, le lac Hamun, chevauche la frontière irano-afghane.

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Les rares plaines et cours d'eau

L'Iran ne possède que deux véritables plaines : celle du Khouzestan au sud-ouest, extension triangulaire de la plaine de Mésopotamie large de 160 km en moyenne et largement recouverte de marais, et la plaine côtière caspienne au nord, longue de 640 km mais ne dépassant jamais 50 km de large — parfois seulement 2 km entre la mer et les contreforts de l'Elbourz.

Le pays ne possède pas de système fluvial d'importance ; historiquement, le transport se faisait par caravanes empruntant les cols montagneux. Le Karoun (890 km), seul fleuve navigable du pays sur 180 km entre Khorramshahr et Ahvaz, se jette dans le Chatt-el-Arab ; le Safid rejoint quant à lui la mer Caspienne. Le lac salé d'Orumieh, au nord-ouest, présente une salinité trop élevée pour abriter poissons ou vie aquatique.

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Un climat entre aridité et zones humides

Le climat iranien est principalement aride ou semi-aride, sous l'influence des masses d'air froides et sèches d'Asie centrale et de Sibérie au nord, du régime méditerranéen au centre, et d'influences tropicales au sud. La plaine côtière caspienne fait exception, avec un climat subtropical humide toute l'année (températures rarement sous 0 °C en hiver, rarement au-dessus de 29 °C en été) ; les précipitations y varient de 680 mm à l'est à 1 700 mm à l'ouest de la région.

Dans l'ouest du pays, les vallées des monts Zagros connaissent des hivers rigoureux (moyennes sous 0 °C) et d'importantes chutes de neige. Les bassins orientaux et centraux, très arides, reçoivent moins de 200 mm de précipitations annuelles pour des étés dépassant 38 °C, tandis que les plaines du golfe Persique connaissent des étés très chauds et très humides (135 à 355 mm de précipitations). Le réchauffement climatique touche fortement le pays : en 2025, l'Iran est confronté à une sécheresse sans précédent.

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Une zone sismique instable

Le relief accidenté de l'Iran résulte de la dernière grande collision tectonique des continents : en s'éloignant de l'Afrique, la péninsule Arabique a heurté l'Eurasie il y a 25 à 30 millions d'années, peu après la formation de l'Himalaya lors de la poussée de l'Inde. Cet impact a soulevé la quasi-totalité des chaînes montagneuses iraniennes ainsi que le plateau central, dont l'altitude passe de 2 000 m au nord-ouest à moins de 500 m dans les bassins désertiques de l'est. Cette collision, toujours à l'œuvre aujourd'hui, explique la fréquence des tremblements de terre dans le pays.

Le 26 décembre 2003, un séisme majeur a frappé la région de Bam, dans le sud du pays, détruisant les vestiges de l'Arg-é Bam (citadelle et ville antique) et faisant plus de 26 000 morts.

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Faune et flore : une biodiversité remarquable

Étant donné la grande taille du pays et la variété de ses climats — altitude, précipitations, évaporation, types de sols — le territoire iranien possède une multitude de biomes et de biotopes, se traduisant par une importante diversité de faune et de flore autochtones. Plus de 8 000 espèces, dont 450 endémiques, y sont répertoriées, les trachéobiontes y étant même plus nombreux qu'en Europe centrale.

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Géographie administrative : les 31 provinces

L'Iran est subdivisé en 31 provinces (ostan en persan), chacune gouvernée depuis une ville centrale par un gouverneur (ostandar) nommé par le ministre de l'Intérieur. Chaque province se divise en départements (shahrestan), eux-mêmes divisés en cantons (bakhsh) regroupant une dizaine de villes (shahr) ; les villages (dehestan), plus petite unité administrative, sont rattachés à ces villes.

Cette structure évolue régulièrement : depuis 2004, la province du Khorassan est divisée en trois provinces distinctes, et en 2010 la création de la province d'Alborz a rendu Karaj indépendante de Téhéran, portant le total à 31 provinces. En 2005, l'Iran comptait 324 départements, 865 cantons, 982 villes et 2 378 villages.

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Les grands enjeux environnementaux

La préservation de l'environnement a commencé à être prise en compte par l'État iranien dans les années 1950, suite aux dégradations et à la surexploitation des ressources naturelles. Le pays s'est ainsi doté d'une association de la vie sauvage en 1956, d'une organisation de la chasse et de la pêche en 1967, puis d'un ministère de l'Environnement en 1971.

Depuis le début du XXIe siècle, les principaux défis environnementaux du pays sont la pollution de l'air en zones urbaines (émissions automobiles, raffineries, industrie), la déforestation, la désertification, l'assèchement des marais, la pollution pétrolière du golfe Persique et la pollution de l'eau liée aux rejets industriels. La qualité de l'air à Téhéran demeure particulièrement préoccupante : le monoxyde de carbone représentait à lui seul une part importante des 1,5 million de tonnes de polluants rejetés dans la capitale en 2002.

Des sommets enneigés de l'Elbourz aux déserts salés du plateau central, la géographie iranienne raconte l'histoire d'une collision tectonique toujours à l'œuvre — un territoire de contrastes, entre montagnes façonnant l'histoire du pays et défis environnementaux à relever pour l'avenir.

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